7 réflexes (encombrants) de sériephile

A force de regarder des séries, on ne se comporte plus de la même façon face au petit écran. J’ai pour ma part 7 réflexes…

 

Les séries, c’est comme le sport. Plus on s’entraine (plus on en voit, donc), plus on en connait les règles, les codes, les feintes. Et moins on se laisse surprendre. Outre le danger de la lassitude et du cynisme — deux maux à surveiller de près — on en vient à anticiper ce que l’on voit, et à voir entre les lignes. C’est amusant, et c’est agaçant. En cherchant bien, j’ai trouvé 7 comportements, réflexes, réactions que j’ai fini par adopter en regardant les séries. Si vous souffrez d’autres TOC de la zapette, contribuez dans les commentaires.

 

1. Le déjà-vu. Cet acteur, là, vous le connaissez. C’est ce mec qui jouait dans. Ah. Le gars qui était aussi dans. Bon, tant pis pour les prochains dialogues, je vais sur Imdb. A force de regarder des séries, on devient experts en seconds rôles. Et ils sont nombreux. Plus nombreux que les premiers rôles, plus ou moins planqués dans les épisodes. Et quand vous en reconnaissez un sans vous souvenir d’où, ça peut vous gâcher votre soirée. Un coup de main : si c’est un méchant, c’est sans doute Zeljko Ivanek.

 

2. Le coupable idéal. Cette déclinaison du « déjà-vu » peut vous couper toute envie de regarder un polar grand public. Cette capacité à reconnaître les seconds rôles peut avoir en effet une conséquence sur votre aptitude à savoir qui est le meurtrier. En général, c’est celui que vous avez déjà vu ailleurs. Un second rôle régulier. Parce qu’il faut un acteur qui soit capable de dire ses répliques correctement, pas un figurant. Du coup, quand vous reconnaissez un comédien parmi les suspects, vous pouvez parier une pièce sur lui.

 

3. La réplique évidente. On en ferait presque un jeu. Dans les séries mal écrites (surtout, mais pas que), les dialogues tombent rarement de nulle part. On peut, en se concentrant un peu, les deviner à l’avance. Du coup, devant une série prévisible, il m’arrive de tenter de répondre avant les personnages. Quand je tombe juste, je m’inquiète pour l’inspiration du scénariste. Ou pour ma santé mentale.

 

4. L’heure de la pub. Autre jeu d’anticipation inquiétant, la prédiction de pauses pubs. Dans les séries américaines des grandes chaînes et du câble basic, on les reconnaît aux écrans noirs, avec fondus, qui ponctuent les épisodes. Ça, c’est facile à voir. Le réflexe, c’est de les sentir à l’avance, dans les secondes qui les précèdent. Si vous y arrivez, c’est que vous avez conscience de la structure scénaristique de ces œuvres, bâties en crescendo jusqu’aux pauses – crescendo dans l’action, le rythme, et la musique, qui aide particulièrement. Donc que vous êtes bon connaisseur de séries.

 

5. L’oreille musicale. C’est une conséquence réjouissante d’une évolution technologique : l’invention de Shazam. Les amateurs de bons sons ne tiennent pas que leur télécommande dans leur main. Ils ont aussi la fameuse appli dans les starting-block, prêt à enrichir leur discothèque. Avant que les smartphones ne nous asservissent, il existait des sites pour retrouver les titres entendus dans les B.O. Il fallait alors un ordinateur. Et c’était moins pratique.

 

6. La géolocalisation. Ce que je m’apprête à écrire vaut (au moins) une révélation sur le père noël – vous voyez laquelle, j’évite les spoilers. Les séries qui se déroulent à Seattle se tournent souvent à Vancouver, celles de Chicago à Toronto, et celles de Miami, de New York (et de partout) à Los Angeles. C’est en général très bien fait. Mais l’oeil expert peut voir les coutures. Ou les imaginer. En gros, s’il pleut et qu’il y a des arbres, c’est Vancouver, et s’il fait beau, c’est Los Angeles. Comble de la déformation sériephile, vous en viendrez même à être convaincu qu’une série vraiment tournée à New York vient de Toronto…

 

7. La voix familière. On termine avec une spécificité de la V.F. Il arrive que l’on tombe sur une série doublée, au détour d’un zapping — ou par choix, ça arrive. Comme les seconds rôles, les comédiens de doublage français ne sont pas des milliers. Ils jouent donc plusieurs rôles, dans différentes séries. D’où cette étrange impression de mélange des personnages quand vous réalisez, par exemple, que la voix de Dawson est celle de Tintin, qui est aussi celle de Cyrus dans Scandal (c’est celle de Thierry Wermuth, pour info)… Evidemment, c’est pire quand vous n’arrivez pas à vous souvenir d’où vous avez déjà entendu cette voix (c.f « le déjà-vu ») …

Source: www.telerama.fr

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